Archive pour 20 avril, 2007

Citation, le bonheur.

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Glossaire

 Abécédaire

Djinn : génie, lutin, esprit de l’air chez les arabes.

 Elfe : nom de génie de la mythologie du Nord qui symbolise probablement les forces de l’air, du feu, de la terre. Ce sont des esprits capricieux de dimension infimes mais d’une puissance redoutable. Ils sont soit bons (bienfaisants pour l’homme) soit mauvais (malfaisants pour lui). Les elfes féminins sont représentées comme des êtres ravissants. Les elfes masculins sont le plus souvent semblables aux nains et aux gnomes, donc assez difformes. Les fées celtiques peuvent se ranger dans la catégorie des elfes. Ils sont appelés elfe, alf, alfar, alb chez les Anglo-saxons, les Danois, les Islandais et les germains.

Fée : être surnaturel qu’on représente sous la forme d’une femme et qui est regardé comme jouissant d’une certaine puissance magique. La plupart du temps, les fées sont bienveillantes.

Gnome : personnage surnaturel très petit et difforme imaginé par les cabalistes. D’après la légende qui le concernait, le gnome possédait les secrets de la terre et animait les plantes et les animaux. Sa femme, la gnomide, est plus petite encore mais adorablement belle ; elle avait comme rôle dans la terre la garde des diamants. Le gnome s’attachait aux mineurs et les protégeait mais haïssait les autres humains. D’après le Talmud, le gnome coopéra à l’édification du temple de Salomon. En Allemagne, le gnome Rubezahl jouit d’une grande popularité dans les contes de Musaeus. le gnome passa au XVIème siècle dans le domaine de la poésie ; tel le Caliban de Shakespeare.

Lutin : esprit follet et malicieux qu’on disait venir la nuit pour taquiner ou quelquefois aider les gens.

Mélusine : personnage fabuleux, dont la légende a été contée pour la première fois dans dans un roman en prose, composé en 1387 par Jean d’Arras pour Jean, duc de Berry. Mélusine, fille d’Elinas, roi d’Albanie, et de Pressine, a reçu de sa mère qui était une fée le don d’avoir tous les samedis le bas du corps en forme de serpent. Mélusine épouse néanmoins le comte Raymondin, auquel elle fait promettre de ne jamais chercher à la voir le samedi. Elle bâtit pour lui le château de Lusignan et une foule d’autres. Ils vivent longtemps heureux ; mais un jour, à l’instigation de son frère, le comte de Forêt, il viole sa promesse et surprend le secret de Mélusine. Aussitôt, celle-ci se change en serpent et s’échappe par une fenêtre du château en poussant des cris de douleur. Depuis, elle reparaît et vient pousser des cris semblables sur les tours, quand les seigneurs de Lusignan sont près de mourir.

Morgane : personnage de la mythologie celtique. La fée Morgane était une fée de Sein, qui possédait le don de guérisons merveilleuses. Dans la Vie de Merlin, elle recueille le Roi Arthur après sa défaite, le guérit de ses blessures et le garde près d’elle. Elle joue le même rôle bienveillant avec d’autres héros dans Garin de Montglane, Ogier le danois, le Jeu de la Feuillée etc. Le personnage de Morgane devint populaire en Italie, où le peuple donna le nom de la fée Morgane (Fata Morgana) à un phénomène de mirage, qui se produit sur les côtes de Reggio et de Messine.

Nain : Dans la mythologie scandinave, le nain jouit de pouvoirs surnaturels ; il est une sorte de génie. Il joue un rôle capital dans les traditions et les épopées du Nord sous le nom de troll, hulder, lutin. On retrouve des nains à peu près partout où l’on retrouve des fées. D’après les croyances bretonnes, il existe des génies de la taille des pygmées : les teuz, favorables à l’homme ; les elfes, konigans, kornikaneds, korils, poulpikans qui dansent au clair de lune et cherchent à égarer et à faire mourir les passants. Ils gardent des trésors et sont habiles dans l’art de travailler les métaux ; c’est au fond des grottes, dans les flancs des montagnes, qu’ils cachent leur ateliers où ils forgent, damastiquent ces armes redoutables dont ils ont dotés les dieux et parfois les mortels. C’est ainsi que l’un d’eux, nommé Wieland en Allemagne et Galant en Gaule, a fabriqué Durandal, l’épée de Charlemagne.

Ondine : génie, déesse des eaux dans la mythologie nordique.

Les Parques : ce sont des déesses infernales au nombre de trois qui filaient, dévidaient et coupaient le fil de la vie des hommes. Elles avaient pour nom Clotho, qui présidait à la naissance et tenait le fuseau ; Lachésis, qui filait les jours et les événements de la vie et Atropos, lainée des trois sœurs, qui tranchait avec ses fatals ciseaux le fil de l’existence. Chez les Grecs, les Parques étaient appelées Moïrai. Chez les Romains, les Parques furent d’abord des divinités de la naissance, comme les Carmentes. Elles s’appelaient Parca pour la première, Nona et Decima, par allusion aux deux mois où expire la grossesse.

La Reine des Fées : poème d’Edmond Spenser, publié en 1590 et 1596. Cette vaste épopée allégorique se divise en six livres : le premier contient la légende du chevalier de la Croix-Rouge, qui symbolise la sainteté ; le second, la légende de sir Guyon (Tempérance) ; le troisième, la légende de Britomartis (Chasteté) ; le quatrième, la légende de Cambal et de Télamond (Amitié) ; le cinquième, la légende d’Artegall (Justice), et le sixième, la légende de sir Calidore (Courtoisie). Le récit de Spenser, coupé d’admirables descriptions se déroule au milieu de grands faits d’armes, d’aventures extraordinaires, de délivrances miraculeuses. Comme Shakespeare, Spenser a, d’un côté une imagination très vive et, de l’autre, le don d’exprimer sa pensée avec un art merveilleux, en une langue riche, variée et musicale. La Reine des Fées est écrite en stances de huit vers décasyllabiques, terminés par un alexandrin. C’est la stance spensérienne, imitée par Byron.

Sylphe et Sylphides : génies de l’air masculin et féminin des mythologie celte et nordique.

Troll : espèce de gnome ou d’esprit follet chez les peuples scandinaves.

Viviane : fée dont l’apparition se perd dans la nuit des traditions armoricaines. C’est elle qui enleva Lancelot du Lac, dont elle fit l’éducation. On attribue à Gauthier Map, trouvère anglo-normand du XIIème siècle, archidiacre d’Oxford sous Henri II, un roman écrit en prose où sont racontées les aventures de Lancelot et de Viviane.

Un Conte…

 Les Fees -Charles Perrault (1628 – 1703)

Il était une fois une veuve qui avait deux filles : l’aînée lui ressem-
blait si fort et d’humeur et de visage, que qui la voyait, voyait la mère.
Elles étaient toutes deux si désagréables et si orgueilleuses, qu’on
ne pouvait vivre avec elles. La cadette, qui était le vrai portrait de
son père pour la douceur et l’honnêteté, était avec cela une des plus
belles filles qu’on eût su voir.

 Comme on aime naturellement son semblable, cette mère était folle
de sa fille aînée, et en même temps avait une *aversion effroyable
pour la *cadette. Elle la faisait manger à la cuisine et travailler sans
cesse.

Il fallait, entre autres choses, que cette pauvre enfant allât, deux fois
le jour, puiser de l’eau à une grande *demi-lieue du logis, et qu’elle
en rapportât plein une grande cruche.

Un jour qu’elle était à la fontaine, il vint à elle une pauvre femme qui
la pria de lui donner à boire.
- Oui-da, ma bonne mère, dit cette belle fille.
Et, rinçant aussitôt sa cruche, elle puisa de l’eau au plus bel endroit
de la fontaine, et la lui présenta, soutenant toujours la cruche, afin
qu’elle bût plus aisément.
———————

La bonne femme, ayant bu, lui dit :


-Vous êtes si belle, et si bonne et si honnête, que je ne peux m’empê-
cher de vous faire un don (car c’était une fée qui avait pris la forme
d’une pauvre femme de village, pour voir jusqu’où irait l’honnêteté de
cette jeune fille). Je vous donne pour don, poursuivit la fée, qu’à cha-
que parole que vous direz il vous sortira de la bouche ou une fleur,
ou une pierre précieuse.
Lorsque cette belle fille arriva au logis, sa mère la gronda de revenir
si tard de la fontaine.
- Je vous demande pardon, ma mère, dit cette pauvre fille, d’avoir tar-
dé si longtemps. Et, en disant ces mots, il lui sortit de la bouche deux
roses, deux perles et deux gros diamants.
- Que vois-je là ? dit sa mère tout étonnée. Je crois qu’il lui sort de la
bouche des perles et des diamants ! D’où vient cela, ma fille ?
Ce fut la première fois qu’elle l’appela sa fille. La pauvre enfant lui ra-
conta naïvement tout ce qui lui était arrivé, non sans jeter une infinité
de diamants.
- Vraiment, dit la mère, il faut que j’y envoie ma fille aînée ! Tenez,
Fanchon, voyez ce qui sort de la bouche de votre soeur quand elle
parle.——————–
- Ne seriez-vous pas bien aise d’avoir le même don ? Vous n’avez
qu’à aller puiser de l’eau à la fontaine, et quand une pauvre femme
vous demandera à boire, lui en donner bien honnêtement.
- Il me ferait beau voir, répondit la brutale, aller à la fontaine !
- Je veux que vous y alliez, reprit la mère, et tout à l’heure.
Elle y alla, mais toujours en grondant. Elle prit le plus beau flacon
d’argent qui fût dans le logis. Elle ne fut pas plutôt arrivée à la fontai-
ne, qu’elle vit sortir du bois une dame magnifiquement vêtue, qui vint
lui demander à boire. C’était la même fée qui avait apparu à sa soeur,
mais qui avait pris l’air et les habits d’une princesse, pour voir jusqu’
où irait la malhonnêteté de cette fille

.- Est-ce que je suis venue, lui dit cette brutale orgueilleuse, pour vos
donner à boire ? Justement j’ai apporté un flacon d’argent tout exprès
pour donner à boire à Madame ! J’en suis d’avis : buvez à même si
vous voulez.
- Vous n’êtes guère honnête, reprit la fée sans se mettre en colère.
Eh bien ! puisque vous êtes si peu obligeante, je vous donne pour
don, qu’à chaque parole que vous direz, il sortira de votre bouche
ou un serpent ou un crapaud.—————–

D‘abord que sa mère l’aperçut, elle lui cria : Eh bien, ma fille ?
- Eh bien, ma mère, lui répondit la brutale en jetant deux vipères et
deux crapauds.
- Oh ciel ! s’écria la mère, que vois-je là ? C’est sa soeur qui en
est la cause. Elle me le payera. Et, aussitôt elle courut pour la battre

.La pauvre enfant s’enfuit, et alla se sauver dans la forêt prochaine.
Le fils du roi, qui revenait de la chasse, la rencontra, et, la voyant si
belle, lui demanda ce qu’elle faisait là toute seule, et ce qu’elle avait à
pleurer.

- Hélas ! Monsieur, c’est ma mère qui m’a chassée du logis. Le fils du roi qui vit sortir de sa bouche cinq ou six perles et autant de
diamants, la pria de lui dire d’où cela lui venait. Elle lui raconta toute
son aventure. Le fils du roi en devint amoureux et, considérant qu’un
tel don valait mieux que tout ce qu’on pouvait donner en mariage à
une autre, l’emmena au palais du roi son père, où il l’épousa.

Pour sa soeur, elle se fit tant haïr, que sa propre mère la chassa de
chez elle. La malheureuse après avoir bien couru sans trouver per-
sonne qui voulût la recevoir, alla mourir au coin d’un bois.

fin————————-

N

Portraits de fées

Laissez-vous emporter dans leur royaume …

 

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Les Fées

  • angdre64783838301.gifFée: être surnaturel qu’on représente sous la forme d’une femme et qui est regardé comme jouissant d’une certaine puissance magique. La plupart du temps, les fées sont bienveillantes.

  •  Le nom fée vient du mot latin fata qui se disait originairement pour Parque (fatum signifiant destin). Les fées du moyen-âge appartiennent à un genre de divinités secondaires païennes qui ont survécu au paganisme et que le peuple a mêlées aux croyances du christianisme. On y rencontre à la fois des survivances de la mythologie latine, celtique et germanique. Au fatum des Romains, qui s’était morcelé en un grand nombre de personnes divines, Tria Fata, les trois Moires ou Parques des Grecs, qu’on retrouve au IVème siècle dans Ausone et au VIème siècle dans Procope, ont emprunté l’influence qu’elles avaient sur la destinée de l’homme et les dons bons ou mauvais qu’elles lui imposaient dès le berceau. Aux matres ou matronae, divinités qui apparaissent si souvent dans les inscriptions gallo-romaines, elles doivent le caractère, généralement bienveillant pour les hommes, qu’elles ont au moins chez les populations qui ont été longtemps en contact avec les Romains. Elles devinrent dures et méchantes lorsqu’elles s’allièrent aux n’ornes, ces lugubres parentes des Parques, chez les peuples germaniques et scandinaves, qui importèrent tout un panthéon de nains : trolls, gnomes, kobolds et aussi d’elfes, nixes, ondines, pixies, etc.
  • Les gaulois eurent les saynettes qui habitaient l’île de Sayne, sur la côte des Osismiens, auxquelles on attribuait le pouvoir d’exciter les tempêtes et de guérir les maladies ; on les connut en Ecosse et en Irlande sous le nom de fairies, de water-elven ou de daonie-see ; en Angleterre, on les appelera Klabbers ou tylwith teg ; en Allemagne, alfen, kobold ou stille-volk ; les Arabes et les Persans avaient des fées nommées féris, dives et djinors. En Flandre, on connut les withe-wroukin (dames blanches), fées malfaisantes qui épiaient les voyageurs pour les entraîner dans leurs demeures souterraines ; en Danemark, les fées sont les nokka, musiciennes nocturnes des forêts et des eaux ; en Russie, les duegar. Il faut remarquer que ces produits de l’imagination humaine sont malins et méchants dans tous les pays où la nature est avare de ses dons : pays froid, de montagnes, de nuages, comme la Scandinavie, l’Irlande, l’Ecosse ; au contraire, ils sont doux et bienfaisants dans les pays méridionaux, où la nature est riante et la vie relativement facile.
  • Les littérateurs prolongèrent le règne des fées en les introduisant dans leurs récits. Au moyen âge, dans les romans d’Arthur et de la Table ronde, de Charlemagne et de ses paladins, d’Ogier le Danois, Viviane, Morgane, Mélusine, sont appréciées des poètes. Quelques grandes familles adoptèrent certaines d’entre elles comme protectrices. En se rapprochant des hommes, elles en ont pris les passions, et il n’était pas rare qu’elles s’éprissent d’un beau chevalier, voire d’un simple manant. La renaissance n’eut garde de les mettre en oubli ; elles revivent dans le Roland amoureux, de Boiardo, dans le Roland furieux, de l’Arioste, dans la Reine des fées, de Spencer, dans le Songe d’une nuit d’été, de Shakespeare, dans la Jérusalem délivrée, de Tasse, etc. En France, les fées n’ont jamais été délaissées ; elles apparaissent, jusqu’au grand siècle, pimpantes, piquantes, réalisant des prodiges d’un coup de leur baguette magique, parées à la française dans les Contes de Perrault.

  • En musique, le mot fée a servi de titre à de nombreux opéras ou opérettes. Parmi les meilleurs oeuvres, nous citerons la Fée Urgèle, opéra-comique en quatre actes, paroles deFavart, musique de D’uni, représentée à la Comédie-Italienne, le 4 décembre 1765 ; la Fée aux roses, opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe et de saint-Georges, musique d’Halévy, représenté à l’Opéra-Comique le 1er octobre 1849 ; la fée Carabosse, opéra-comique en trois actes, paroles de Cogniard, musique de V. Massé, représenté au Théâtre-Lyrique, le 28 février 1859 ; les Fées, opéra, paroles et musique de Richard Wagner, représenté après la mort de l’auteur, le 29 juin 1888, sur le Théâtre Royal de Munich ; la fée aux chèvres, opérette féerique en trois actes et quatre tableaux, paroles de Paul Ferrier et Albert Vanloo, musique de Louis Varney, représenté à la Gaîté, le 18 décembre 1890.

  • En psychologie, les contes de fées sont les archétypes de notre inconscient collectif. Les mythes appris dès la prime enfance nous hante durant l’âge adulte avec quelquefois des résultats surprenants. Il y a en chacun de nous un personnage de conte de fées. Le connaître aide à rendre le quotidien bien moins banal.

 

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