Archive pour 26 avril, 2007

Qu’est-ce qu’aimer ?

Aimer, le terme paraît si familier… J’aime ma femme au même titre que j’aime les éclairs au chocolat… ? Le mot est usité dans nombre de contextes… On aime, on aime pas… Passons la définition du dictionnaire. Et lorsqu’on y réfléchit réellement, a-t-on une définition de ce terme ? On évoque des sentiments, des sensations, des émotions… rien de bien concrêt en fait. Pourtant chacun de nous utilise ce terme dans la vie quotidienne. Un homme a besoin de se sentir aimé, une femme également, mais le besoin réside dans le simple fait de prononcer cette phrase : «je t’aime». Populairement, il est dit que lorsque l’on sait pourquoi on aime quelqu’un, le sentiment n’est plus. J’aime… je ne sais pas pourquoi… et c’est pour cela que j’aime………….  

Du côté de la psychanalyse le sentiment amoureux, aimer plus précisément nous amène à d’autres chemins, plus ternes, moins «beaux» peut être…

Prenons un homme et une femme. Ils s’aiment. Mais qui aime qui ? L’homme aime la femme parce qu’elle lui renvoit une image de lui qu’il aime. Ce n’est pas l’autre que l’on aime mais soi au travers de l’autre. Egoiste ? Non ! Réciproquement la femme aimera l’autre en fonction de cette image qui lui plait à recevoir de l’homme. On en revient au phénomène du miroir. L’autre est un miroir de soi, il nous renvoit une image, bien souvent inconnu, inconsciente pourrait-on dire…………..

Il y a bien sûr «plaire» au sens physique. Une femme plait à un homme parce qu’elle rentre dans les critères de beauté qu’il a lui-même developpé au cours du temps, depuis sa toute petite enfance pour être plus précis. D’aucun verront des critères élaborés sur le modèle de sa mère, mais le sujet n’est pas là. La femme qui plait, donc, sur des aspects purement physique, représente une projection réelle d’une image façonnée à l’intérieur de soi. Plus la femme que l’on regardera se rapprochera de ce «portait-type» plus l’homme sera attiré par elle. La réciproque est une fois plus vraie à l’égard de la femme à l’encontre d’un homme……..

Lorsque les êtres se rapprochent, physiquement, je parle alors de proximité sans contact, rentre en compte des phénomènes hormonaux : phéromones et autres… Lorsqu’un dialogue s’enclenche, on «apprend» à connaître l’autre. En vérité, on vérifie que l’autre répond bien à certains critères. Ceux-ci, au-delà de l’aspect physique, sont aussi créés au cours du temps. Ils correspondent à une image de soi transposée dans l’autre sexe. Un homme de forte corpulence pourra être attiré par une femme très mince ou se rapprochant de son propre physique, tout dépend de la projection de soi qu’il a effectué dans son «image» de lui féminine.

Pour s’aimer soi, il faut d’abord aimer l’autre

Autrement dit, et même si cela semble choquer, si un homme est attiré par une femme, c’est avant tout parce que la réciproque est vraie. La nature est quelque fois bien faite, inconscient, on ne rapproche jamais d’une personne à qui on ne pourrait renvoyer un sentiment identique à celui que l’on perçoit. Jamais, dans le sens où la névrose de l’individu ne consiste pas justement à être attiré par des chimères, où le masochisme de la rencontre n’est pas présent. Quant une femme se sent attirée par un homme et que dans le quotidien rien ne se fait pour que les deux êtres se rapprochent, c’est qu’il y a erreur de la démarche. Bien souvent, l’individu réfléchit à comment approcher l’autre, comment plaire à l’autre. Faire les choses en fonction de l’autre conduit en général dans une impasse. Si j’offre des fleurs parce que je sais qu’elle aime les fleurs, alors qu’il ne s’agit pas d’une envie profonde m’appartenant, le résultat risque d’être décevant. Pourtant c’est la démarche de la majeure partie des gens. Pour que le NOUS existe, il faut d’abord privilégier le JE. S’écouter soi, ses envies par rapport à l’autre, se faire plaisir au travers de l’autre. Si mon envie consiste à offrir une boîte de ravioli à celle que je «postule», c’est cette envie qu’il faut suivre sans se soucier de la réaction de l’autre. A trop «se mettre à la place de l’autre», à chercher à comprendre comment va réagir l’autre, on en oublie le principal : soi. Soi et sa propre existence peuplée de désirs de l’autre. Or si l’on raisonne avec ce phénomène de miroir, si je fais en fonction de l’autre je ne renvois aucune image, celle susceptible justement de «convenir» à l’autre, de plaire. La démarche doit être entièrement personnelle, ne penser qu’à soi parce que précisément l’autre entreprend la même démarche, et ce sont ces deux combinés qui permettent le rapprochement. Le NOUS est une addition de deux JE et non pas chacun des JE faisant en fonction de l’autre. Chacun doit garder sa personnalité propre, le JE ne doit pas devenir un JEU censé séduire voire capturer l’autre. Ce type de relation ne mène en général guère loin.

Lorsque les couples se défont, c’est que l’une des images, et bien souvent les deux, renvoyés par chacun ne «conviennent» plus. L’image de soi renvoyée par l’autre ne correspond plus à soi. Il y a donc rupture dans tous les sens du terme………

C’est un rayon de lune

large.jpg

C’est une histoire ancienne au fil d’un autre jour,
En un ciel de bohème et peinture de Sienne,
C’est un instant de vie, roulement de tambour
Réveillant souvenirs et ballades de Vienne.

C’est un enchantement de milliers de couleurs,
Arc en ciel infini sans aucune limite,
Un mélange étonnant de rires et de pleurs,
En un geste insolite, une espèce de rite.

C’est un rayon de lune en ses pâles éclats,
Glissant sur un nuage et caressant les vagues,
C’est comme un chant de brume au milieu des combats,
Quand les guerriers fourbus n’ont même plus de dagues.

C’est une page frêle au parcours de nos doigts,
Lecture d’un aveugle au modelé des lettres,
C’est comme avoir été sans règles et sans lois,
Et comme on est parfois soit esclaves, soit maîtres.

Charly LELLOUCHE
 
(11.12.2003)

Les mains du poète

10etudedemainsmoyen.jpg

Elles griffent
Le manteau imperceptible
De ma route nocturne

Elles griffonnent
Le tableau bleu nuit
De mes rêves hantés

Elles grisaillent
Mon âme envoûtée
De lueurs enguirlandées

Et
Dès que la nuit chute
Comme le rideau du spectacle
Les mains du poète
Chiffonnent
Un peu plus
La première page du journal de sa vie.

Jean-Marie LEFEVRE

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