Archive pour 29 avril, 2007

Hymne au Vin

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Je te célèbre, divin
Vin
Qu’ample verse l’échanson !
Chanson
Libre coulant dans les verres
Vers
Nos rêves aux lèvres assoiffées !
Fée
Tu es, ô sombre liqueur,
Cœur
Brillant des rouges flambeaux
Beaux
Feux de l’ivresse adorée !
D’or et
De pourpre au rubis mêlés,
Mets-les
En nos jours froids tes chaleurs,
Leurs
Flammes et tes riches velours
Lourds !
Tisses aux soirs noirs ton brocart
Car
Les splendeurs que tu dispenses
Pansent
Nos plaies vivaces du temps
Tant
Prodigue du laid souci
Si
Mornement désespérant !
Rends
Nous l’ivre-vie souveraine,
Reine
Ambroisie, Trésor, Merveille
Vermeille !

Maryse GEVAUDAN

L’arc-en-ciel

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Quelques gouttes de mots
Pour donner des couleurs
Au ciel de ma feuille blanche

Du mauve
à farder les paupières de la lune

De l’indigo
à enluminer l’azur de l’argus

Du bleu
à enrichir l’hymen des flots et de l’empyrée

Du vert
à embrumer les élytres de la cétoine

Du jaune
à laver l’onde de la rivière de brillants

De l’orangé
à accoucher du point du jour

Du rouge
à augurer le secret de ce cœur amant

Quelques gouttes de mots…
Voilà le secret de l’arc-en-ciel.
Jean-Marie LEFEVRE

L’onde de la rivière

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L’onde de la rivière
Au corps de femme
Jette quelques éclats
D’une matinale prière
Un souffle de flammes
En ses bords plats

L’onde de la rivière
En sa poitrine sinueuse
Joue de l’eau vive
En précieuse matière
De nacre amoureuse
Au ciel des Maldives

L’onde de la rivière
éclaire le regard absent
De la lune en son sein
Silence des lèvres de pierre
Quelques graines du temps
D’un menu larcin

L’onde de la rivière
Court sur un velours de nuit
Dans la mémoire du poète
Et au travers du mystère
Comme une aile qui s’enfuit
Le poème prend corps et tête.
Jean-Marie LEFEVRE

Le Rêve

S’il est bien un domaine où personne n’échappe, c’est bien celui du rêve. En effet il est prouvé scientifiquement qu’un être humain ne rêvant pas pendant trois jours meurt ! Pourtant certaines personnes sont persuadées de ne jamais rêver… Beaucoup de choses ont été dites sur les rêves, l’art de dormir, l’interprétation etc… Il serait bon avant d’aller plus loin de donner quelques explications.

Le rêve et la pulsion !

Le rêve répond à une pulsion de mort, il n’est pas simplement le prolongement du sommeil mais un autre état de la conscience. Une déconnexion du contact à la réalité où la pulsion s’exprime. Ce domaine est beaucoup étudié par les chercheurs, médecins et autres, en effet le trouble du sommeil, les «nuits agitées» ont des incidences qui peuvent se révéler graves sur le psychisme de l’individu au quotidien.Aussi nombres d’études et de travaux ont été réalisés sur les animaux comme sur les humains. Je n’ai pas vocation ici à faire de la théorie scientifique et tenterai de simplifier au maximum.

A commencer par le nombre de rêve par nuit : là, il n’y a pas unanimité si ce n’est que cela se compte en plusieurs dizaines alors qu’au réveil, l’individu s’en souvient de zéro à trois en moyenne. Puis la durée de celui-ci. Lorsqu’on se remémorre un rêve, bien souvent il s’agit d’une histoire qui racontée peut prendre plusieurs minutes. Pourtant le laps de temps qui s’écoule réellement n’est que de quelques millième voire dizième de seconde. Un exemple serait peut être plus significatif.

Le rêve prolongement de la réalité !

Des travaux ont été effectués sur des hommes et femmes afin d’analyser leur comportement et le mécanisme du rêve. Un homme est dans son lit, il dort… On lui jette de l’eau au visage, il se réveille brutalement, on lui demande de raconter son rêve. S’en suit alors un long récit de week-end à la campagne avec plein d’amis, un repas, des dialogues, quelques événements, le tout se finissant au bout de quelques minutes par un plongeon dans la piscine. Visiblement, vu la cohérence du rêve, ce n’est pas celui-ci qui a évolué vers un rapport avec la réalité et un «liant» à l’eau mais plutôt l’eau jetée au visage qui a induit totalement ce rêve. Autrement dit entre le moment où l’eau a touché l’individu et la perception consciente de ce qui se passait, il s’est peut être passé seulement un millième de seconde. Il s’agit en fait d’une forme de réflexe : courant électrique qui traverse le corps puis analyse du cerveau pour la compréhension de l’événement. Il en va de même pour une douleur, aussi minime soit le temps pour «réaliser» ce qui se passe, il existe néanmoins. La durée de la prise de conscience d’eau dans notre exemple a suffit à générer un rêve construit s’étalant dans la durée. Un autre exemple vient confirmer ceci : un homme dort, on laisse tomber à la base de son coup une tringle à rideau, il se réveille et raconte. L’histoire se déroule pendant la révolution française, le récit dure plusieurs minutes et se termine sur la guillotine comme on aurait pu deviner.

La durée du rêve est donc consciemment imperceptible, ce qui est explique d’une part «le rêve éveillé», le moment d’absence en journée. D’autre part, à ceux qui ne rêvent jamais et ne sont pourtant pas «morts», il y a rêve sans forcément cosncience du rêve, il y a rêve sans forcément sommeil au sens traditionnel du terme.

Une autre expérience, plus amusante celle-là a consisté à démontrer scientifiquement que les animaux rêvaient. Ceux qui possèdent des animaux de compagnie ont du s’apercevoir de ce phénomène. Des capteurs ont été posés sur des chats pour aller plus loin dans la recherche. A quoi peut donc rêver un chat. Pour l’être humain cela est simple (quoique non mais nous verrons pourquoi plus bas), il lui est possible de le raconter. L’animal lui, ne peut nous raconter ce dont il a rêvé. Ces capteurs ont étudié le comportement du chat durant la journée, les réactions cérébrales lorsqu’il mangeait, courait, avait peur, jouait etc… permettant «d’imprimer» des graphiques bien spécifiques à chaque événement. Pendant le sommeil du chat qui, c’est connu, dort en moyenne 18 heures par jour, l’expérience s’est poursuivie, imprimant également des courbes, résultat : le chat rêve… de la souris ! En effet la courbe était exactement la même que lorsqu’il chassait une souris… On retrouve dans le sommeil du chat la reproduction d’événements de son activité réelle.

Et si l’on rêve que l’on meurt ?

Et bien la réponse est simple, on meurt vraiment. Pourtant nombre d’entre nous ont déjà rêvé de la mort ou de sa propre mort. Un rêve récurrent consiste à tomber d’une falaise, de recevoir un coup de feu etc… Pourtant si l’on regarde bien, l’individu se réveille toujours avant d’avoir touché le sol, avant d’expirer, pour notre exemple précédant, notre «cobaye» s’est réveillé avant que sa tête ne quitte ses épaules. Je vous parlais de rêve en tant que pulsion de mort, mais la pulsion de vie est heureusement présente pour rétablir la situation et cela se traduit par un réveil bien généralement brutal. Si sa propre mort est effective en rêve, elle l’est également dans la réalité. Et bien heureusement seulement une seule fois dans sa vie…

Le rêve comme phénomène

Ce domaine avant d’intéresser les psychanalystes, était l’apanage de «marchands de rêves», de machines à fric. En effet, un énorme commerce s’est développé autour du rêve. On ne compte plus les «proverbes», maximes et autres incorporant ce mot. On a déjà opposé rêve et cauchemard… L’un étant bon, l’autre mauvais. Le rêve a pris un autre sens et substitué au mot «désir», «aspiration» à être. «Mon rêve serait d’avoir une maison», le rêve en tant qu’objectif.

La psychanalyse a montré, que sans le savoir rêve était synonyme de «désir» non en tant que but mais en tant que pulsion… Le rêve est l’expression d’une pulsion et celle-ci ne connait pas les notions de Bien et de Mal.

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