Archive pour 12 juin, 2007

L’été violent

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Les épis lourds et mordorés
Que l’automne va jaunissant
Ont imprimé, mon adoré,
Quand nous étions roulés dedans,
Sur ta tendre chair décorée
Des perles de l’amour naissant
La senteur des étés violents.

A ta belle bouche je cueille
Les raisins que l’on grappillait
Quand les vignes faisaient accueil
à nos bonheurs éparpillés.
Et tes yeux ont pris la clarté
Des cieux où passaient les reflets
De nos deux corps entrelacés.

Et sur ta peau, où je respire
L’arôme fort et persistant
Du bel été de nos désirs,
Est gravé d’un trait pénétrant
Notre amour qui ne peut mourir.

Maryse GEVAUDAN

Un rien, un pas grand chose…

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 C’est rien qu’une broutille d’une histoire née
D’un de ces riens qui pourtant bousculent le temps
Un amour entreprenant sur une amitié
Ou bien la solitude qui se fout le camp

C’est rien que quelques mots d’abord très hésitants
Des regards aussi aux reflets de jours soleil
Des promenandes pour se dire que l’on s’attend
Et des baisers pour n’être plus jamais pareil

C’est rien que quelques lettres toujours attendues
Des silences pour musique des caresses
Et le coeur qui bat aux promesses non tenues
C’est prendre pour merveille chaque faiblesse

C’est ton parfum doux qui enivre la terre
Et le manque qui se pointe au moindre doute
Le désir de l’autre qu’on prend et espère
En braises d’extase sur la même route

C’est rien c’est pas grand chose qu’une herbe à cueillir
Une fleur bleue de printemps narguant l’automne
Des orgasmes sauvages à s’ensevelir
Dans le plaisir des jours devenus monotones

C’est rien je te dis que des larmes de bonheur
Chaudes comme les perles d’un océan bleu
La déchirure du temps aux creux des saveurs
A porter toujours au désir d’être amoureux

Mon amour lazuli le temps bleu nous sépare’
Dans un espace tendresse en manque de nous
Qui se fout du temps et des rides du hasard
C’est rien qu’une histoire d’amour de rien du tout

C’est rien c’est pas grand chose ce désir de toi
L’envie de tendresse au goût de tes baisers bleus
Cette absence à vivre comme un oubli de soi
C’est rien que la blessure’ d’un amour malheureux

La liberté a peur de sa solitude
Et troque son lot contre une chaleur douce
Au coin du feu dans l’âtre des habitudes
C’est là que les regrets rêves d’amour poussent

C’est rien c’est pas grand chose c’est le temps d’oubli
Morte saison de l’opulence des choses
Juste parfois un désir au fond de la nuit
Evite le temps rythmé des jours moroses.
Jean-Marc BUTTIN

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