Archive pour 31 août, 2007

Lettres d’amour célèbres

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Juliette Drouet et Victor Hugo, Héloïse et Abélard, George Sand et Alfred de Musset, Gala et Paul Eluard… et de nombreux autres amants célèbres laissent une riche correspondance amoureuse derrière eux…

 Victor Hugo, lettre à Léonie Biard :

 » Samedi – trois heures du matin.

Je rentre. J’ai ta lettre. Cette douce lettre, je l’avais lue aujourd’hui dans tes yeux. Que tu étais belle tantôt aux Tuileries sous ce ciel de printemps, sous ces arbres verts, avec ces lilas en fleurs au-dessus de ta tête. Toute cette nature semblait faire une fête autour de toi. Vois-tu, mon ange, les arbres et les fleurs te connaissent et te saluent. Tu es reine dans ce monde charmant des choses qui embaument et qui s’épanouissent comme tu es reine dans mon coeur.

Oui, j’avais lu dans tes yeux ravissants cette lettre exquise, délicate et tendre que je relis ce soir avec tant de bonheur, ce que ta plume écrit si bien, ton regard adorable le dit avec un charme qui m’enivre. Comme j’étais fier en te voyant si belle! Comme j’étais heureux en te voyant si tendre!

Voici une fleur que j’ai cueillie pour toi. Elle t’arrivera fanée, mais parfumée encore; doux emblème de l’amour dans la vieillesse. Garde-la; tu me la montreras dans trente ans.

Dans trente ans tu seras belle encore, dans trente ans je serai encore amoureux. Nous nous aimerons, n’est-ce pas, mon ange, comme aujourd’hui, et nous remercierons Dieu à genoux.

Hélas! Toute la journée de demain dimanche sans te voir ! Tu ne me seras rendue que lundi. Que vais-je faire d’ici là ? Penser à toi, t’aimer, t’envoyer mon coeur et mon âme. Oh! de ton côté sois à moi! à lundi! — à toujours ! « 

 &Juliette DROUET (1806-1883), maîtresse de Victor Hugo :

 » Je fais tout ce que je peux pour que mon amour ne te dérange pas.
Je te regarde à la dérobée.
Je te souris quand tu ne me vois pas.
Je mets mon regard et mon âme partout où je voudrais mettre mes baisers : dans tes cheveux, sur ton front, sur tes yeux, sur tes lèvres, partout où les caresses ont un libre accès… « 

« … Bonjour, mon Toto chéri, mon cher bien aimé, bonjour de tous mes veux, de toutes mes pensées, de toutes mes lèvres et de tout mon cœur. Comment vas-tu ce matin mon petit homme ravissant ? Moi je vais très bien. J’ai dormi comme un sabot et maintenant je suis éveillée comme une portée de souris… »

 &Guillaume Apolinaire à Madeleine Pagès, août 1915 :

 » Madeleine, je serre votre souvenir comme un corps véritable/ Est-ce que mes mains pourraient prendre de votre beauté/ Ce que mes mains pourraient en prendre un jour/ Aura-t-il plus de réalité ? «  

& Voltaire à Madame Denis, décembre 1745 :

 » Je vous embrasse mille fois. Mon âme embrasse la vôtre, mon vit et mon coeur sont amoureux de vous. J’embrasse votre gentil cul et toute votre adorable personne «  

& Simone de Beauvoir à Nelson Algren, mai 1947 :

 » Je vous sens avec moi, vous me prenez dans vos bras, je me serre contre vous, je vous embrasse comme je vous embrassais «  

& Marceline Desbordes à Valmore, 1817 :

 » Tu ne sais donc pas comme tu es moi, comme j’existe à présent de toi seul, du besoin d’être là, de sentir tes mains, tes yeux sur moi… »

& Henri IV à Gabrielle d’Estrées, février 1593 :

 » Mon bel Ange, si à toutes heures m’était permis de vous importuner de la mémoire de votre sujet, je crois que la fin de chaque lettre serait le commencement d’une autre « 

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