Archive pour septembre, 2007

Je pense.

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 La nuit glisse doucement
les yeux ouverts
je ne dors pas.
Loin du bruit du jour
et des milliers de pensées diverses
qui viennent de chacune, de chacun,
libre comme une chenille devenue papillon,
je pense, je pense, je pense.
Je redécouvre cette incroyable faculté
que la liberté de penser,
sans ressentir les contraintes, les influences
émises par les pensées des hommes
qui dorment en cet instant.
Je me sens comme dans un désert,
épargné de tous les tracas
de tous les transferts que peuvent
effectuer, les proches, les éloignés.
Dans le silence éternel de la nuit
proche de l’Univers qui m’écoute
qui pense mes pensées
je me retrouve moi-même
libre comme une chenille devenue papillon.
Je pense, je pense, je pense,
je communie avec l’infini,
je suis l’infini qui naît
et renaît sans cesse.
Je suis la vague qui monte,
qui descend, puis remonte sans cesse,
sans cesse, sans cesse, sans cesse,
je pense, je pense, je pense,
je redécouvre l’incroyable faculté
de la liberté de penser
que nous enterrons chaque jour
dans un fatras inutile
de paroles, d’informations, de mensonges.
Nous nous leurrons, nous nous influençons,
nous nous faisons peur, nous n’avons plus de foi.
Nous sommes des morts vivants
qui confondent l’Etre et le Paraître,
qui mélangent Paroles de Vie
et amoncellement de bavardages.
Nous nous forçons à croire
que nous sommes quelqu’un,
nous voulons sans cesse avoir raison
et l’autre tort, ignorant
que la vie c’est la différence,
le dialogue, la communication, l’échange,
que la vie réelle c’est l’acceptation
en l’autre, en tous les autres,
acceptation mais pas résignation.
C’est ainsi que s’apaisent les bleus de l’âme,
cette âme assoiffée de lignes d’horizons,
de profondeurs de ciels bleus,
des longues étendues de prairies et vallées.
Cette âme qui à tire d’ailes
nous permet quand glisse la nuit,
dans le silence éternel de la voûte céleste
de nous retrouver, de nous redécouvrir
afin de pouvoir se dire à soi-même,
je pense, je pense, je pense…..

Bernard HAUDUC Trébeurden – 13.08.1999

Vague de vent.

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Plus vives que la course du vent sur l’herbe
Comme un jet de lumière entre deux planètes
Mes pensées se construisent de ton image
Dans les creux du souvenir du vague à l’âme.

Mon temps s’est arrêté aux tendres minutes
Des caresses promises pour éternité
Et rien plus jamais ne saura le remonter
Au retour bonheur que le désir chahute.

Il y a toi et le fond du manque absolu
Comme un rêve imaginé de ses stigmates
Au bord des doutes et des absences voulues
Mon coeur bat le rythme sec d’un automate.

Les herbes se couchent sous le souffle du vent
Qui rit du bon tour qu’il joue au paysage
Je regarde les ondes courir en rêvant
Et dessine encore et encore ton visage.
Jean-Marc BUTTIN

N’est-ce pas ? en dépit des sots et des méchants

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N’est-ce pas ? en dépit des sots et des méchants
Qui ne manqueront pas d’envier notre joie,
Nous serons fiers parfois et toujours indulgents.

N’est-ce pas ? nous irons, gais et lents, dans la voie
Modeste que nous montre en souriant l’Espoir,
Peu soucieux qu’on nous ignore ou qu’on nous voie.

Isolés dans l’amour ainsi qu’en un bois noir,
Nos deux coeurs, exhalant leur tendresse paisible,
Seront deux rossignols qui chantent dans le soir.

Quant au Monde, qu’il soit envers nous irascible
Ou doux, que nous feront ses gestes ? Il peut bien,
S’il veut, nous caresser ou nous prendre pour cible.

Unis par le plus fort et le plus cher lien,
Et d’ailleurs, possédant l’armure adamantine,
Nous sourirons à tous et n’aurons peur de rien.

Sans nous préoccuper de ce que nous destine
Le Sort, nous marcherons pourtant du même pas,
Et la main dans la main, avec l’âme enfantine

De ceux qui s’aiment saris mélange, n’est-ce pas ?

Paul VERLAINE (1844-1896) 

(Recueil : La bonne chanson)

 


 

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