Archive pour 4 mars, 2008

Le coeur ouvert .

Je longeais l’horizon de ma vie
l’espoir en poche
en dépit d’une montagne d’échecs
comme jardinier du coeur.

Tu m’as souri

j’ai ouvert pour ce sourire
même si ma dernière plaie n’était pas encore tout à fait close.

Tu as plongé l’oeil dans le mien

je n’ai pas sourcillé
plutôt laissé descendre la larme jusqu’au coeur.

Larme fine
douce
cette fois sans fiel.

Mon coeur se réjouit comme une biche au pré
et l’abondance m’envahit sans que je vacille.

OUI
je sèmerai sur cette planète rubiconde
le coeur ouvert
la parole juste
l’oreille rivée à ta voix
mais aussi à mon pouls

pour sarcler
les embûches et les erreurs pendant qu’elles sont encore vivantes

et ainsi garder fertile
ma nouvelle étoile.
 

Michelle Larivey

CHANCE.

Et pourtant, nous pouvions ne jamais nous connaître!
Mon amour, imaginez-vous
tout ce que le Sort dut permettre
pour que l’on soit là, qu’on s’aime, et pour que se soit nous?

Tu dis : « Nous étions nés l’un pour l’autre. » Mais pense
a ce qu’il a dut falloir de chances, de concours,
de causes, de coïncidences,
pour réaliser ça, simplement, notre amour!

Songe qu’avant d’unir nos têtes vagabondes,
nous avons vécu seuls, séparés, égarés,
et que c’est long, le temps, et que c’est grand, le monde,
et que nous aurions pu ne pas nous rencontrer.

As-tu jamais pensé, ma jolie aventure,
aux dangers que courut notre pauvre bonheur
quand l’un vers l’autre, au fond de l’infinie nature,
mystérieusement gravitaient nos deux coeurs?

Sais-tu que cette course était bien incertaine
qui vers un soir nous conduisait,
et qu’un caprice, une migraine,
pouvaient nous ecarter l’un de l’autre à jamais?

Je ne t’ai jamais dit cette chose inouïe :
lorsque je t’aperçus pour la première fois,
je ne vis pas d’abord que tu étais jolie.
Je pris à peine garde à toi.

Ton amie m’occupait bien plus, avec son rire.
C’est tard, très tard, que nos regards se sont croisés.
Songe, nous aurions pu ne pas savoir y lire,
et toi ne pas comprendre, et moi ne pas oser.

Où serions-nous ce soir si, ce soir-là, ta mère
t’avait reprise un peu plus tôt?
Et su tu n’avais pas rougi, sous les lumières,
quand je voulus t’aider à mettre ton manteau?

Car souviens-toi, ce furent là toutes les causes.
Un retard, un empêchement,
et rien n’aurait été du cher enivrement,
de l’exquise métamorphose!

Notre amour aurait pu ne jamais advenir!
Tu pourrais aujourd’hui n’être pas dans ma vie!…

Mon petit coeur, mon coeur, ma petite chérie,
je pense à cette maladie
dont vous avez failli mourir…

Paul GERALDY.

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