Une femme.

S’il arrivait un jour, en quelque lieu sur terre,
Qu’une entre vous vraiment comprît sa tâche austère,
Si, dans le sentier rude avançant lentement,
Cette âme s’arrêtait à quelque dévoûment,
Si c’était la Bonté sous les cieux descendue,
Vers tous les malheureux la main toujours tendue,
Si l’époux, si l’enfant à ce cœur ont puisé,
Si l’espoir de plusieurs sur Elle est déposé,
Femmes, enviez-la. Tandis que dans la foule
Votre vie inutile en vains plaisirs s’écoule,
Et que votre cœur flotte, au hasard entraîné,
Elle a sa foi, son but et son labeur donné.
Enviez-la. Qu’il souffre ou combatte, c’est Elle
Que l’homme à son secours incessamment appelle,
Sa joie et son appui, son trésor sous les cieux,
Qu’il pressentait de l’âme et qu’il cherchait des yeux,
La colombe au cou blanc qu’un vent du ciel ramène
Vers cette arche en danger de la famille humaine,
Qui, des saintes hauteurs en ce morne séjour,
Pour branche d’olivier a rapporté l’amour.

Louise Ackermann

Le Parnasse contemporain, III


 

 


Un commentaire

  1. leroux dit :

    Rappelle toi les jours bleus
    Ou nous etions heureux
    De cet amour si fou si fort
    Notre passion au corps a corps
    Nos déchirures, nos retrouvailles
    Joies qui ennivrent et qui fait mal
    De penser que si l’ont s’endort
    L’une partira peu etre encore
    Mais je veut vivre cet instant
    Fermer les yeux ne plus penser
    Et vivre tout ses moments présent
    Et continué a t’aimer
    Comme au temps des jours radieux
    Ou il n’y avaient que nous
    Dans cet univers infini

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