Quand je t’aimais…

Quand je t’aimais, pour toi j’aurais donné ma vie,

Mais c’est toi, de t’aimer, toi qui m’ôtas l’envie.

A tes pièges d’un jour on ne me prendra plus ;

Tes ris sont maintenant et tes pleurs superflus.

Ainsi, lorsqu’à l’enfant la vieille salle obscure

Fait peur, il va tout nu décrocher quelque armure ;

Il s’enferme, il revient tout palpitant d’effroi

Dans sa chambre bien chaude et dans son lit bien froid.

Et puis, lorsqu’au matin le jour vient à paraître,

Il trouve son fantôme aux plis de sa fenêtre,

Voit son arme inutile, il rit et, triomphant,

S’écrie : « Oh ! que j’ai peur ! oh ! que je suis enfant ! »

Alfred de Musset.

 


Un commentaire

  1. elfe111 dit :

    Trés bon choix de texte.Alfred de Musset à souvent eu des textes prodonds.Votre blog est trés sympa.continuez

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