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Au fait, d’où vient la fête des pères ?

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Autoritaire, protecteur, papa poule ou papa gâteau : le 20 juin prochain, tous les papas seront à l’honneur. Tout a commencé officiellement en 1909, dans la petite ville de Spokane aux Etats-Unis.

 Le mot et ses origines religieuses

Dieu créateur a de tout temps été nommé Dieu le Père. Puis ce fut Abraham, père des croyants (XIXème siècle avant JC) et patriarche biblique. Les peuples juifs, arabes et chrétiens revendiquent tous sa descendance. Les Romains avaient également leurs pères, les empereurs nommés Pères de la Patrie. D’ailleurs Père vient du latin « pater », tantôt utilisé dans le sens de créateur, tantôt emprunt de sentiments paternels à la fois tendres, autoritaires et protecteurs.
Chez les chrétiens, les pères étaient bien sûr les membres du clergé. le pape lui-même est nommé Saint-Père par les catholiques.

La fête, une histoire américaine

C’est semble-t-il aux Américains que l’on doit l’idée de rendre hommage aux papas. L’idée de créer une fête pour que les enfants honorent leurs pères est en effet née à Spokane (Etat de Washingthon). Sonora Smart Dodd fut la première personne à proposer la fête des pères. En écoutant un sermon le jour de la fête des mères en 1909, Sonora s’interrogea sur cette célébration. Elle avait été élevée par son père, Henry Jackson Smart, après la mort de sa mère et elle voulait lui faire savoir à quel point elle lui était reconnaissante. Comme son père était né en juin, elle choisit ce mois pour organiser la première fête des pères à Spokane le 19 juin 1910. L’idée fit son chemin et en 1924, le président Calvin Coolidge soutint l’idée d’une journée nationale de fête des pères. Mais il fallut attendre 1966 et le Président Lyndon Johnson pour que fût signée la proclamation officielle d’un « Father’s Day » le troisième dimanche de juin.

En Europe

Au fait, d'où vient la fête des pères ? dans Un bout d'histoire pixelrouge C’est en 1952 que la France institua la première fête des pères, deux ans après l’officialisation de la fête des mères.
pixelrouge dans Un bout d'histoire En Belgique, elle a lieu le deuxième dimanche de juin, une semaine avant les autres.
pixelrouge En Italie, c’est le jour de la saint Joseph, le 19 mars, que l’on célèbre les papas.
pixelrouge Au Luxembourg, les papas doivent attendre le mois d’octobre. Cette année la fête est donc fixée au 3 octobre.

Le symbole de la fête des pères

Paradoxalement, c’est la rose qui est la fleur de la fête des pères. On porte des roses rouges pour un père qui est vivant et blanche pour un père qui est mort.

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L’origine de la fête des mères.

 

 

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L’origine de la fête des mères

Des traces dans les temps anciens

Dans la Grèce antique au printemps, on fêtait Rhéa, la mère des divinités. Cybèle serait la première mère célébrée, d’abord en Phénicie et par la suite dans tout l’empire romain. Les célébrations avaient lieu à la mi-mars et s’étendaient sur 13 jours.

Cinq siècles avant JC, les romains fêtaient les « Matraliae » (du latin Mater, mère). Cette fête était célébrée en l’honneur de Mater Matuta, la déesse de l’aube et de l’enfantement et avait lieu le 11 juin, au moment où l’on approche du solstice d’été et où les jours sont les plus longs. La religion a peu à peu fait disparaître ce culte païen.

Date de la fête des mères

La fête des mères fait partie de ces fêtes mobiles – comme Pâques – dont la date change à tous les ans. En France, elle est fixée au dernier dimanche de mai, sauf si celui-ci est le dimanche de Pentecôte. Dans ce cas, la Fête des mères est reportée au premier dimanche de juin. Tandis qu’en Amérique on fête toujours les mamans le deuxième dimanche de mai.

Quelques dates importantes pour la Fête des mamans

- En Angleterre, c’est au XVIe siècle que les anglais ont instauré un dimanche de fête des mères.

 En France, c’est Napoléon qui décida en 1806 de la création de cette fête.

En 1897, L’Alliance Nationale française contre la dépopulation envisageât de fêter les familles nombreuses. Des célébrations s’organisèrent un peu partout, à des dates très différentes les unes des autres, ce qui s’appelait la ‘’Fête des Enfants’’. On fêtait plus le fruit de l’union, l’enfant, que la mère qui l’avait mis au monde.

La première Fête des mères -alors appelée « Journée des Mères »- fut célébrée la première fois le 16 juin 1918, à Lyon sur l’initiative du colonel de la Croix-Laval. Une remise de prix eut lieu et plusieurs familles reçurent des récompenses, dont l’une offerte par le Président de la République.

 En 1919, en pleine première guerre mondiale, une « Journée des Mères de Familles Nombreuses » est fixée au 15 août, jour de l’Assomption de Marie, mère de Jésus.

À Paris, en 1920, on organise une fête au Trocadéro sous la présidence du ministre de la Prévoyance sociale d’alors, M. Berton. Un défilé des familles les plus méritantes est organisé. Une médaille d’or de la famille française est décernée par le ministre à Marcelle Comblet-Sue, à une mère de 13 enfants. À la suite du vœu émis par le Conseil supérieur de la natalité tendant à voir instituer en France une fête en l’honneur de la mère de famille, le gouvernement décide alors de célébrer chaque année la  »Journée des mères ».

24 mai 1950 : Instituée par la loi du 24-5 : art. 17 du Code de la famille et de l’aide sociale, signée par le Président de la République Vincent Auriol, la Fête des mères est enfin une fête officielle ;  »La République française rend officiellement hommage, chaque année, aux mères françaises au cours d’une journée consacrée à la célébration de la fête des mères. Le ministère de la Santé publique et de la Population est chargé, avec le concours de l’Union nationale des associations familiales, de son organisation. »Date : fixée au dernier dimanche de mai (si elle tombe le jour de la Pentecôte, déplacée le 1er dimanche de juin). »

Deux histoires pour l’origine de la fête des mères

L’origine de la célébration de la fête des mères tel qu’on la connaît aujourd’hui vient des États-Unis

1- Abandonnée pendant plusieurs siècles, c’est en 1872 aux USA, que l’auteur Julia Ward Howe écrit les paroles de l’hymne de la bataille du Jour de la République, pour célébrer la paix. Elle organise alors chaque année une journée des mères à Boston. C’est elle qui la première suggère que les États-Unis consacre un jour pour honorer les mères, mais personne ne prend au sérieux son initiative, et ce n’est qu’en 1907 que les choses bougent.

2- Ayant perdu sa mère le deuxième dimanche du mois de mai 1907, une institutrice nommée Anna M. Jarvis et vivant en Virginie de l’ouest, entreprend une démarche auprès des autorités de son état, afin de célébrer un service religieux en l’honneur de toutes les mamans, lors du second dimanche du mois, jour de l’anniversaire du décès de sa mère. L’année suivante, la première Fête des Mères est célébrée à Grafton, lieu de naissance d’Anna. Par la suite l’usage s’implante rapidement dans tout l’état de la Virginie. En 1914, Woodrow Wilson, alors président des États-Unis, institue le second dimanche de mai comme journée de fête officielle en l’honneur de toutes les mamans.

C’est en 1917, pendant la première Guerre mondiale, que les soldats américains propagent ce « Mothers Day » en Europe.

Coutumes de la fête des mères dans les pays orientaux

Au Vietnam
Les vietnamiens célèbrent leur maman lors de la fête du Vu Lan au 15ème jour du 7ème mois lunaire. (8 août du calendrier solaire)

En chine
Les chinois fêtent leur mère seulement jusqu’à 35 ans. La fête est réservée aux jeunes générations et n’est pas inscrite au calendrier officiel chinois.

Au japon
Les Japonais célèbrent la fête des mères appellée  »haha no hi » le deuxième dimanche de mai. Traditionnellement, au Japon, les enfants offrent des oeillets à leur mère.

Bonne fête maman! en plusieurs langues

Anglais : Happy mother’s day
Allemand : Herzliche grüsse zum mutertag
Autrichien : Frohes fest mutti
Espagnol : Félicidades mama
Finnois : Onnea äitienpäivänä
Hebreux : Yom Haem
Hongrois : Boldog anyák Nápját
Indonésien : Selemat (hari) ulsang tahun Ibou

Italien : Buona festa mamma
Malais : selamat hari ibu
Néerlandais : Gelelicituud
Norvégien : Gratulerer med morsdagen !
Polonais : Wszytkiego nadjlpszego mamo
Portugais : Boa mamã
Russe : C npazgHuKou, uaua !
Slovène : Vesel Dan Zena
Suédois : Grattis på Mors dag !
Turc : Iyi bayramlar anne

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L’histoire de Pâques.

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Origines

L’oeuf de Pâques est le symbole de l’éclosion d’une vie nouvelle et de la fertilité.

La tradition d’offrir des oeufs décorés, teints ou travaillés est bien antérieure au christianisme.
 

L’oeuf est sans doute le plus vieux et le plus universel symbôle de vie et de renaissance notamment et de multiples rituels lui ont été associés depuis la nuit des temps. Pour certains, la coutume des oeufs de Pâques se rattacherait à l’établissement du Carême. Dès le IVème siècle, l’usage des oeufs pendant la pénitence de quarante jours est interdit par l’Eglise. Une grande quantité d’oeufs se trouvant entassée dans les provisions de ménage, le moyen le plus expéditif de s’en débarrasser était de les donner aux enfants. Dès le jeudi saint, les enfants en commençaient la collecte. Ils allaient en bande, précédés des enfants de choeur et ramassaient dans des corbeilles les oeufs qu’on leur donnait. Dans le Béarn, cette quête se faisait la veille de Pâques, appelée alors  » le samedi des oeufs « .
Et le jour de Pâques, tous ces oeufs étaient dégustés en omelette.
Dès le XIIème siècle, dans de nombreux pays européens, les gens du peuple avaient l’habitude de s’échanger des oeufs tout simples, bénis à l’église, une coutume que les nobles vont vite adopter, mais en s’adressant à des peintres, des orfèvres et des graveurs pour se faire faire des oeufs-joyaux, c’est à dire décorés de peintures délicates, d’émaux ou de pierres précieuses.
Quant à la surprise contenue dans l’oeuf, c’est une tradition qui remonte au XVIème siècle, et certaines sont même passées à l’histoire tant elles étaient exceptionnelles : c’est le cas de la statuette de Cupidon renfermée dans un énorme oeuf de Pâques offert par Louis XV à Madame du Barry, du brûle-parfum trouvé en 1770 par Catherine II ou encore de la minuscule poulette cachée dans un précieux oeuf conservé à Copenhague dans les collections royales du château de Rosemborg. La coutume des oeufs de Pâques n’est certifiée qu’au cours du XVIème siècle à la cour des rois de France. Louis XIV faisait bénir solennellement le jour de Pâques de grandes corbeilles d’oeufs dorés qu’ilr emettait en cérémonie à ses proches ; Madame Victoire,fille du roi Louis XV, avait même reçu deux oeufs de Pâques peints et historiés par Lancret et Watteau….. L’on pourrait citer d’autres exemples royaux d’oeufs de Pâques célèbres….. Au XVIIème et XVIIIème siècles jusqu’à la révolution qui y mit un terme,  » l’oeuf  » était l’apanage de la cour et de la noblesse. L’oeuf le plus gros du royaume, pondu pendant la Semaine Sainte, revenait de droit au roi.
On peut distinguer les oeufs teints que l’on consomme, des oeufs décorés que l’on conserve et que l’on offre à sa famille, à ses amis en témoignage d’amour et d’amitié. Et c’est au XVIIIe siècle, en France, qu’on décida de vider un oeuf frais et de le remplir de chocolat.

Traditions

A Pâques, le chocolat se déguise en oeuf, en poule, en poisson, en cloche, ou en lapin.

En France et dans les autres pays européens les cloches ne sonnent pas du Vendredi Saint au Dimanche de Pâques.  Une légende dit que les cloches se rendent à Rome où elles se chargent d’oeufs de Pâques qu’elles répandent à leur retour dans les jardins. Les enfants n’ont alors plus qu’à les chercher. Depuis la nuit des temps, une mystérieuse chasse aux trésors s’organise au petit matin de Pâques : les enfants et les adultes gourmands se ruent dans les jardins, à la recherche des oeufs, cloches, cocottes, lièvres et autres gourmandises en chocolat. Le jour de Pâques, au XIIIème siècle, à Paris, les clercs des églises, les étudiants de l’Université ainsi que les jeunes gens des différents quartiers s’assemblaient sur les places publiques et formaient un long cortège en tête duquel on retrouvait bannières, tambours et trompettes. Ils se rendaient en choeur sur le parvis de l’église cathédrale, où ils chantaient une partie de l’office appelée « Laudes » puis ils s’éparpillaient dans les rues où ils faisaient la quête des oeufs de Pâques. 

 

Valentin et Valentine.

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 Valentin est un prénom d’origine latine. Il s’écrit en latin Valentinus et vient de valens,-tis : fort, robuste, vigoureux. Ce nom n’a apparemment rien à voir avec l’amour… mais l’amour ne rend-il pas ceux qui s’aiment plus forts ?

        En anglais, Valentin se dit Valentine (prononcer -taï-) et ce nom est aussi bien valable pour l’homme que pour la femme… valentine désigne un amoureux (homme ou femme) c’est la personne à qui on souhaite la saint-Valentin, on lui dit alors :
Be my Valentine! : sois mon Valentin ! sois ma Valentine !

        Valentine, c’est aussi une carte d’amour que l’on s’envoie le Valentine’s Day comme on s’envoie des cartes de vœux pour le nouvel an (mais on en envoie pas autant !)

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De William Shakespeare:

To-morrow is Saint Valentine’s day.
All in the morning betime,
And I a maid at your window,
To be your Valentine.
Then up he rose and donned his clo’es
And dupped the chamber door,
Let in the maid, that out a maid,
Never departed more.

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Traduction de Victor Hugo:

Bonjour ! c’est la Saint-Valentin.
Tous sont levés de grand matin.
Me voici, vierge, à votre fenêtre,
Pour être votre Valentine.
Alors, il se leva et mit ses habits,
Et ouvrit la porte de sa chambre ;
Et vierge elle y entra,
et puis jamais vierge elle n’en sortit.

Éros et Cupidon.

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Le 14 février, c’est proche de Mardi Gras. Sous le masque du saint-Valentin, ne serait-ce pas plutôt Eros-Cupidon qui se cache ?
        En effet, celui que l’on devrait fêter ce jour-là, c’est Cupidon ! le dieu de l’amour des Romains, qui correspond au dieu grec Ἔρως (Eros).

        Cupidon est représenté sous les traits d’un enfant ailé. Et comme tout ange, on ne connaît pas vraiment son sexe! Il personnifie l’amour, c’est à dire l’union de l’homme et de la femme, il est donc androgyne. En grec moderne, αντρόγυνο désigne un couple (un homme et une femme) et non un être bisexué !

        Cupidon est toujours accompagné de son arc, son carquois et ses flèches : arcus et pharetra et sagittae. Il tire sur celui qu’il veut rendre fou.. d’amour !

        Cupidon vient du latin cupido,-inis, terme poétique désignant le désir, l’envie. Cupidon, c’est le désir amoureux personnifié. Ce mot vient de :
cupere : désirer, d’où :
cupidus : désireux, passionné
cupiditas : désir, envie.

        Seul le sens péjoratif cupide, avide est resté en français contemporain. Quand on évoque la cupidité, il s’agit seulement de la pecuniae cupiditas du latin : l’amour de l’argent ! Au XVIe siècle, le sens latin était encore vivant ; ainsi Montaigne écrivait:

        J’ay pris plaisir de voir en quelque lieu, des hommes par devotion, faire voeu d’ignorance, comme de chasteté, de pauvreté, de poenitence. C’est aussi chastrer nos appetits desordonnez, d’esmousser ceste cupidité qui nous espoinçonne à l’estude des livres : et priver l’ame de ceste complaisance voluptueuse, qui nous chatouille par l’opinion de science…

        (espoinçonner : stimuler, de poinçon)
        A cette époque, on était encore cupide d’apprendre ! Restaurons la cupidité de lire ! Soyons cupides de nous cultiver! Lire, ça espoinçonne l’esprit !

        La cupidité n’est plus aujourd’hui ce qu’elle était ! Au cours des siècles, la passion amoureuse est devenu vile avidité. Le mot grec a aussi connu une restriction du sens au cours des siècles.
        Si ἒρως a donné en français l’érotisme, en grec ancien, érôs signifie amour, dans son sens général. En grec (ancien et moderne), est érotique ce qui concerne l’amour et non seulement l’amour sexuel : une lettre érotique, c’est une lettre d’amour et des chansons érotiques, ce sont des chansons d’amour !
        Éros, c’est donc bel et bien le dieu de l’amour et non le dieu du sexe !

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